Gilbert TENEZE : Il est l'auteur de plusieurs ouvrages :
1. L'ATTENTE : RACINES ET CONVICTIONS : UNE FAMILLE ENTRE DEUX MONDES, UNE MÈRE À "CONTRE-COURANT": Récit - Editions La Bruyère.
- Bercée par l'Orient, poussée vers l'Occident, l'Espagne dans le sang, Paris au coeur, voici l'histoire véridique d'une femme moderne qui vit à contre-courant des idées reçues, et qui refuse de subir. Merveilleuses ou sordides, rarement fades, elle tire de ses rencontres des leçons qui souvent la portent, qui parfois la blessent, mais qui chaque fois la grandissent. Elle est toujours dans l'attente d'autre chose, de beau, de tendre et de fraternel, de simple et de vrai. Autant dire d'exceptionnel.
Meurtrie par la perte d'êtres chers en déportation, elle s'implique pour que l'histoire ne se reproduise pas. Plus jamais ça, pour personne ! Ses engagements la portent vers l'Espagne républicaine, celle de l'exil actif des vaincus de la guerre civile.
De Prague à Varsovie, où que les circonstances la mènent, elle est bien partout où elle se sent comprise, accompagnée et utile surtout.
Elle poursuit ses rêves d'Absolu en assumant son quotidien professionnel, sa vie de femme et, plus que tout, son rôle de mère.
Autant dire que cette histoire est aussi celle de l'amour d'un fils pour sa mère.
2. VOYAGES AU-DELA DES APPARENCES : Roman - Le Lys Bleu Editions.
- Ce livre peut se lire tel un carnet de voyages, comme une somme de témoignages. L’auteur nous transporte dans les différents univers de personnages qu’il décrit avec clairvoyance, sensibilité et une tendresse certaine. Chacun à sa manière transforme Bruno en un explorateur lucide d’une époque qui peut paraître déprimante, mais dans laquelle il trouve des motifs d’optimisme. Sur son parcours, il noue des amitiés qui l’aident à puiser dans l’instant présent, au travers de constats rarement réjouissants, des motifs rationnels d’espérance, à en rendre la vie inépuisable.
Le récit de ses rencontres s’inscrit notamment dans un travail de mémoire qui a commencé avec son ouvrage L’Attente. Racines et Convictions paru aux éditions La Bruyère, un hommage à sa mère, une femme à « contre-courant », qui se veut résolument porteur de perspectives.
Ses analyses, ses questionnements nous ouvrent une vision du monde qui va bien Au-delà des apparences.
3. AU FIL DES LETTRES RETROUVÉES - Histoire parallèle de deux sœurs, si proches et si différentes - Editions La Bruyère.
- Mettant à profit le premier confinement, ma tante décide de mettre de l’ordre dans ses affaires. Elle retrouve alors environ deux cent lettres de sa famille, dont celles de sa sœur et de son père, écrites de 1942 à 2006. Elle me les confie. C’est en découvrant ces documents que l’idée s’est imposée à moi d’écrire « Au fil des lettres retrouvées », fondé sur des faits réels. J’ai découvert alors des personnalités insoupçonnées, bien plus riches et contradictoires que ce qui m’était apparu à la lecture du journal intime que m’avait légué ma mère.
Ce récit est un témoignage qui retrace l’histoire d’une famille et le parcours de deux sœurs très différentes l’une de l’autre. Elles ont vécu la même enfance heureuse, mais aussi l’exode, les incertitudes de la guerre, l’attente du retour d’êtres aimés des camps d’extermination et la douleur infinie des séparations.
Elles ressentiront ces événements de façon similaire et, pourtant, chacune réagira de façon différente, avec sa propre singularité.
Leur perception des choses est à l’opposé, comme leur philosophie de vie et leurs engagements. Mais leur souffrance commune est plus forte que leurs différences et leurs oppositions.
Chacune va vivre une vie diamétralement opposée, mais chacune sera le support affectif de l’autre, avec le souvenir d’une enfance heureuse dans la douleur permanente, dans l’amour partagé des disparus.
Elles auraient pu se détourner l’une de l’autre, mais rien n’y fera. Elles sont un espoir qu’elles transmettent en héritage.
4. LES CHOSES D'ICI, LES GENS D'AILLEURS : Récit Editions - L'Harmattan.
Promenade en pays étrange et familier : le Cotentin.
- Rien ne poussait Bruno, ce Parisien avide de soleil, à découvrir le Cotentin, célèbre pour sa pluie. Devenu pionnier malgré lui dans un pays inconnu, quelques péripéties auraient pu le conduire à s'enfuir d'ici. Il découvre pourtant des paysages époustouflants et des gens discrets, posés, réservés, à son opposé. En définitive, en dépit de ses réticences, il se prend de tendresse pour ce pays riche de son histoire, doux à vivre, malgré sa rudesse. Des amitiés d'autant plus profondes qu'elles sont lucides, se nouent entre lui et ceux d'ici, en dépit de leurs différences et des vicissitudes liées parfois à un modernisme qui méprise les coutumes et dégrade rivages et campagnes. Le Cotentin devient son refuge, un lieu de respiration, une source d'inspiration. Il en cerne les mutations en cours, les crispations, les attentes, les rapports entre ceux d'ici et ceux qui viennent d'ailleurs.
6. IRENE : Une vie à contre-courants, dans une époque tourmentée
Après l'incendie de Salonique, une partie des Romano trouve refuge à Paris, où naît Irène, afin d'échapper aux pogroms antisémites. Avec l'arrivée de Pétain au pouvoir et l'occupation, la famille se divise. Qui représente les valeurs protectrices de la république ? Irène entre en rébellion. Elle se heurte à l'autorité paternelle pour s'imposer aussi en tant que femme moderne.
Passer la ligne de démarcation, sauver sa benjamine et réussir son diplôme constituent les premières étapes de sa vie d’engagements. L’annonce de la mort de sa mère et de son autre sœur en camp de concentration devient sa meurtrissure. Son besoin de justice conduit Irène à s’engager notamment auprès des républicains espagnols contre la dictature franquiste. Ses convictions et son parcours aux côtés d’un héros de la Résistance font, de sa vie à « contre-courant », un véritable roman d’aventures et d’amour.
Déterminée, en dépit des vents contraires, elle combine pleinement avec passion sa profession, ses engagements militants et, par-dessus tout, son rôle de mère.
Gérard Memmi est un photographe talentueux basé à Vitry-sur-Seine, en France. Son travail est reconnu dans le domaine de la photographie, avec une spécialité axée sur la mode. Avec son sens artistique et sa passion pour l'image, il capture des portraits uniques et authentiques. Gérard Memmi excelle également dans d'autres domaines de la photographie, notamment les paysages et les voyages. Son objectif est de capturer la beauté des lieux qu'il visite et de transmettre les émotions ressenties au travers de ses photos. Il est constamment à la recherche de nouvelles opportunités pour immortaliser la lumière, la diversité et les rencontres à travers son objectif. En tant que photographe de rue, Gérard Memmi explore les détails de la vie quotidienne. Ses photos capturent des moments fugaces et révèlent la beauté qui se cache dans les scènes les plus ordinaires de la vie urbaine. Il utilise son regard unique pour donner une nouvelle perspective aux paysages urbains et mettre en valeur les expressions et les regards des personnes qu'il rencontre. C'est un professionnel passionné, toujours à la recherche de nouvelles aventures photographiques. Il mettra à profit ses compétences artistiques et techniques pour créer des images qui racontent une histoire et captivent l'attention du public. Ses photographies sont un témoignage de son talent et de sa passion pour son métier.
Il est l'auteur de plusieurs publications de photographies sur le Vietnam.
a. Regards du Vietnam ; b. Mon Vietnam du Sud au Nord ; c. L'Eau dans la Vie du VietnamTran To Nga : Membre d'honneur du Comité Eure-et-Loir (28)

Tran To Nga est une femme franco-vietnamienne. Journaliste, elle a participé à la guerre du Vietnam et a été victime de l'agent orange.
Elle intente un procès contre les firmes qui ont produit ou commercialisé l'agent orange, un herbicide toxique déversé pendant la guerre du Vietnam et qui continue encore aujourd'hui à faire des victimes : 3 millions de victimes sur 4 générations, souffrant de fausses couches, malformations, cancers...
En plus de ce drame humain, il s'agit du premier écocide décrit dans l’Histoire : des millions d'hectares de forêts au Vietnam, au Laos et au Cambodge ont été détruits.
L'injustice de ce drame est sans équivoque : les vétérans étasuniens victimes de l'agent orange ont été indemnisés à hauteur de 180 millions de dollars. Les victimes vietnamiennes, elles, ne sont toujours pas reconnues par la justice.
En 2021, le procès en première instance a abouti à ce que le Tribunal d'Evry se déclare incompétent, arguant une "immunité de juridiction", au prétexte que les multinationales ont dû obéir au gouvernement étasunien, alors même qu'elles ont répondu à un appel d'offres. Tran To Nga et ses avocats ont fait appel de cette décision.
Sa vie est une épopée dans le long combat héroïque et victorieux du peuple vietnamien pour sa réunification, son indépendance nationale et sa liberté. Elle naît en 1942 à Soc Trang dans le delta du Mékong, dans une famille engagée pour l'indépendance. Durant sa scolarité, elle apprend le français, et obtient son diplôme universitaire de Chimie en 1965, en pleine guerre du Vietnam. Après la guerre, elle sera directrice d’école avant de diriger une agence de voyage. Elle rejoint le Mouvement du Front National de Libération du Sud-Vietnam et couvre les événements en tant que journaliste. C’est lorsqu’elle exerce sa fonction de journaliste qu’elle est contaminée en 1966 par l’Agent Orange-dioxine, dans la région de Củ Chi sur la piste Ho Chi Minh. Ses trois filles et elle-même seront empoisonnées, toutes atteintes de malformations cardiaques et osseuses. Sa fille aînée, née en 1968, décédera dans la jungle à l'âge de 17 mois. Pour ses activités de journaliste et d’agente de liaison pour le FNL, elle sera emprisonnée. Et libérée le 30 avril 1975, le jour de la libération du Sud-Vietnam. Combattante et victime C'est lorsqu'elle était journaliste et agente de liaison pour le FNL (Front National de Libération) du Sud-Vietnam que Tran To Nga a été plusieurs fois victime des épandages d’Agent Orange-dioxine que les États-Unis ont déversé par millions de litres sur le Vietnam entre 1961 et 1970. La Guerre du Vietnam est la plus grande guerre chimique de tous les temps, crime de guerre et contre l'humanité, écocide. Combattante de la lutte pour la réunification du Vietnam, son indépendance et sa liberté, Tran To Nga a été contaminée en 1966, sur la piste Ho Chi Minh, dans la région de Củ Chi (nord de Saïgon). Elle voit un « nuage blanc, une longue traînée dans le sillage d’un C-123 de l’armée américaine : une pluie gluante dégouline sur mes épaules et se plaque sur ma peau. Une quinte de toux me prend. [...] Je vais me laver. Et puis j’oublie aussitôt ». Des millions de Vietnamiens seront victimes des épandages. « Comme je suivais les troupes du Front National de Libération du SudVietnam pour l’agence d’information Giai Phong, je traversais la jungle, marchais dans les marécages, en me trempant dans des zones humides et des sols pollués ». Tran To Nga souffre de pathologies causées par la dioxine. Dans sa biographie, elle résume : « mes descendants et moi-même sommes empoisonnés. L’examen de la fameuse liste des maladies établies par les Américains permet de dire que je souffre de 5 des 17 pathologies inventoriées ». En effet, elle aura trois filles, toutes atteintes de malformations cardiaques et osseuses. Une de ses filles, Viët Haï, née avec une malformation cardiaque, s’éteint à tout juste 17 mois. Près de 80 millions de litres d’herbicides ont été déversés et plus de 2 500 000 hectares touchés. Ces épandages ont contaminé près de 4 millions de personnes (cancers, malformations), détruit 20% des forêts du Sud-Vietnam et pollué 400 000 hectares de terres agricoles. S’y sont ajoutées la destruction de plus d’1 million d’hectares de forêt tropicale et la disparition d’une faune abondante. Et 50 ans après la fin de la guerre, l’Agent Orange-dioxine tue encore. Plus de 3 millions de personnes en subissent toujours les conséquences. De l’ordre de 150 000 enfants, sur quatre générations depuis 1975, sont nés difformes et lourdement handicapés (absence de membres, cécité, surdité, tumeur externe...). L'Agent Orange-dioxine est une véritable bombe à retardement. Les victimes vietnamiennes ne sont ni reconnues, ni indemnisées par les responsables de cette guerre chimique, les gouvernements des États-Unis et les firmes chimiques se murant dans le déni le plus complet. Le procès intenté par Tran To Nga ; la législation américaine interdit à un étranger victime des agissements des autorités des États-Unis d'Amérique de les attaquer en justice. Tran To Nga, francovietnamienne, a donc intenté en 2014 un procès contre les firmes chimiques américaines, dont Monsanto, qui ont fourni l’Agent Orange-dioxine à l’armée des États-Unis d’Amérique pour ses épandages criminels pendant la Guerre du Vietnam. Le procès est en cours. Le « dernier combat de Nga », c'est comme cela qu'elle l'appelle, pour que justice soit rendue aux victimes vietnamiennes est un long et dur combat. Elle a donc intenté son procès en 2014, 10 ans déjà. Et qu'on en juge. Ainsi, le 10 mai 2021, le Tribunal judiciaire d’Évry a rendu un jugement. Il a déclaré irrecevables les demandes de Tran To Nga. On ne peut que s’étonner que le Tribunal considère que les entreprises concernées auraient agi sous la contrainte du gouvernement américain alors qu’elles ont répondu à un appel d'offres, ce qu’elles étaient libres de faire ou pas. De plus, il existe, depuis le procès de Nuremberg, le principe de refus d’obéissance si l’ordre donné est criminel et illégal. Alors que rien ne les y obligeait, les firmes ont délibérément choisi un procédé de fabrication rapide des herbicides générant la présence en très grande quantité de dioxine dans le produit fini, l’objectif étant d’augmenter les profits. Les firmes savaient pertinemment la dangerosité de leur produit. Des messages internes aux firmes, échangés dès le début des années 60, en témoignent. Ils prouvent, qu’en toute connaissance de cause, elles ont fourni à l’armée américaine un produit ultra-toxique extrêmement profitable, un poison. Le Tribunal a rendu un jugement sur la forme et rien sur le fond. Ce jugement suscite tristesse et colère. Il constitue un véritable déni de justice. Exit en effet la plus grande guerre chimique de l’Histoire que fut la Guerre du Vietnam, une catastrophe humanitaire, sanitaire et environnementale. L’utilisation de l’Agent Orange-dioxine a signifié, et signifie souffrances infinies infligées à des millions de victimes, destruction irrémédiable d’une partie des écosystèmes, un écocide. Et rappelons que les firmes chimiques américaines ont indemnisé (petitement) les vétérans américains de la Guerre du Vietnam impliqués dans les élagages de la dioxine. On ne peut qu’approuver les adjectifs que l’ambassadeur Tran Duc Mau, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès de l’ASEAN, utilise pour qualifier ce jugement : cynique, lâche, irresponsable et inacceptable. Et approuver Tran To Nga qui, parlant de son procès, nous dit : « J’agis pour que les crimes de guerre et contre l’humanité des États-Unis d’Amérique ne soient pas oubliés, pour que l’ensemble de la communauté internationale se mobilise contre les écocides et les génocides ». Et elle ajoute : « Nous avons déjà remporté une victoire, les crimes perpétrés par les Américains pendant la Guerre du Vietnam ont été sortis de l'oubli. » Tran To Nga a donné immédiatement instruction à ses avocats d'interjeter appel de la décision rendue. Maîtres William Bourdon, Amélie Lefebvre et Bertrand Repolt assurent bénévolement sa défense. Le 22 août 2024, la Cour d'Appel de Paris a confirmé la décision prise en mai 2021 par le Tribunal Judiciaire d'Évry. Tran To Nga et ses avocats font, bien entendu, un pourvoi en cassation. C'est la Cour de cassation qui tranchera. Le combat continue, il a donc déjà porté ses fruits. Il ne date pas d’hier. La solidarité avec les souffrances de l’héroïque peuple vietnamien dans ses luttes victorieuses pour son indépendance nationale, sa réunification et sa liberté est ancienne. Exemple parmi tant d’autres, en 1966, en France, l’AAFV attire l’attention sur la guerre chimique avec une réunion publique à Paris le 4 juin. Les manifestations, les démarches, les réunions notammant intitulées « De l'Agent Orange aux OGM, Monsanto toujours ! » ( Le présent rejoint le passé.), les conférences de presse, les rencontres, les dédicaces du livre de Tran To Nga Ma terre empoisonnée se multiplient. Le procès de Nga connaît un grand retentissement en France, au Vietnam et dans d'autres pays. Sa couverture médiatique témoigne d'un fort et chaleureux soutien de l'opinion au courageux et juste combat de Nga. Le combat continue. Avec des moyens démesurés, les 14 entreprises accusées ont tout tenté pour démoraliser Tran To Nga, pour la briser financièrement et mentalement. Elles misent sur un abandon de sa part. Face à cette stratégie de l’épuisement, Tran To Nga répond que pendant les plaidoiries « on a vécu 4h d’atrocités, de méchancetés. Ils pensaient m’affaiblir en me déboutant mais ce n’est pas vrai. Car vous êtes là. L’année prochaine le combat continue. (…) Ils ne peuvent pas débouter notre cause parce que notre cause est juste, ils ne peuvent pas débouter tous mes amis, mes soutiens dans le monde entier ». Tran To Nga est plus déterminée que jamais. Un procès historique pour la justice ! C’est pour ces raisons que nous comptons sur une présence et un soutien financier élargis pour porter le procès le plus loin et le plus longtemps possible. Nous allons oeuvrer pour qu'il en soit ainsi. Tran To Nga demande justice et réparations. Au delà de son cas, c’est reconnaître le préjudice causé à des millions de victimes vietnamiennes, laotiennes et cambodgiennes de l’Agent Orange-dioxine. Son combat est le nôtre, le vôtre et nous sommes convaincus qu’il deviendra celui de beaucoup d'autres !
Tran To Nga est l'auteure de "Ma terre empoisonnée".
Stock, 23 mars 2016 - 304 pages
Tran To Nga a deux pays : le Vietnam et la France.
Ce livre, publié à l’approche du quarantième anniversaire de la fin de la guerre du Vietnam (30 avril 2015), est une plongée particulièrement saisissante dans ce double destin. Écrit avec l’aide de Delphine Saubaber, grand reporter à L’Express, il nous plonge dans une vie de combat et d’utopies. L’auteur y retrace son parcours, qui l’a conduit à connaître la torture et la prison.
Reportage sur Tran To Nga du journal "Humanité" (octobre 2024). CLIQUEZ
du journal "Le Parisien" (25/09/2024). CLIQUEZLaurent Perche :
Laurent est devenu instituteur; militant. De conseiller syndical, il est devenu rapidement trésorier, responsabilité qu’il occupait au FSU-Snuipp d’Eure et Loir.
Laurent a toujours été un militant… Toutes celles et tous ceux qui ont participé à un rassemblement ou une manifestation se souviendront que c’était toujours lui qui était à la « voiture-sono » de son syndicat.
Par ailleurs, Laurent était très engagé dans la Solidarité Internationale. En 1996, de retour d’un voyage au Vietnam, Laurent Perche a créé l’association PAX (Pour Aider Xuan).
Il est le membre fondateur du Comité AAFV EureetLoir (28), père de l'opération "un bouchon, un sourire".
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Etienne Egret : Il est l'auteur de :
Voves Un camp en Eure-et-Loir 1942-1944 : EM Éditions
Camp français gardé par des Français aux ordres de Vichy, le camp de Voves devient, à partir de 1942, un réservoir d’otages, une antichambre de la déportation dans lequel l’occupant puise son quota de victimes.
Mais Voves incarne surtout un lieu de résistance. Les évasions, la solidarité témoignent de la force des convictions, de ces âmes en souffrance, à vouloir, coûte que coûte, montrer qu’un autre avenir est possible, et le construire.
En définitive ce livre nous offre une rencontre avec des hommes qui refusent l’inacceptable.
L’existence d’une université, d’une chorale, de réalisations artistiques illustrent que ces hommes firent de la culture une arme face à l’aveuglement anti humaniste de Vichy et de l’Allemagne nazie.
Voves 1942-1944 L'université : Culture et Résistance : Éditions Ella
Les évasions demeurent l’aspect le plus spectaculaire et le plus médiatisé de l’action résistante du Camp de Voves, telle l’évasion de 10 détenus vêtus en gendarmes rapportée dans cet ouvrage.
Mais d’où provenait cette soif inaltérable de liberté ? Ce désir intense de résister ?
La réponse est dans ces pages. Ce fut en premier l’organisation tolérée d’une « Université », une véritable université destinée non pas à tuer l’ennui, mais bel et bien à faire de la culture et de la connaissance une arme.
Au sein du Camp de Voves, le terme prend tout son sens communautaire et renoue avec son étymologie.
La culture transcende et permet de construire l’avenir.
« La Liberté était leur cause, L’Égalité leur condition, la Fraternité leur refuge » Ce texte extrait du discours de Robert Badinter lors de l’inauguration du monument à la mémoire des fusillés du Mont-Valérien s’applique parfaitement à tous les internés du Camp de Voves, ceux qui devinrent les professeurs de l’Université, ceux qui en étaient les « élèves ».
N’oublions jamais que plus de 2000 personnes ont été internées au Camp de Voves, et que des 605 détenus déportés vers les camps de la mort, seuls 194 ont survécu.
La grande évasion du camp de Voves le 06 mai 1944 : EM Éditions
Le camp de concentration de Voves (Eure-et-Loir), ouvert en 1942, administré par Vichy jusqu’en 1944, vit plus de 2000 internés fouler cette terre d’enfermement. Mais pour ces résistants, majoritairement descommunistes, la séquestration ne saurait être synonyme de résignation, derenoncement, comme en attestent, durant ces deux années, les 21 évasions qui s’y déroulèrent. Celle du 6 mai 1944, restera, sans conteste, dans les annales, car - après avoir creusé un tunnel long de 148 mètres - elle permit à 42 internés de recouvrer la liberté et ainsi poursuivre le combat. C’est cet épisode exceptionnel que retracent Étienne Egret et DominiquePhilippe dans ce troisième volume consacré au camp de Voves. Les nombreux documents d’archives, les témoignages, les différents croquis, les biographies des évadés, permettent d’entrer dans les coulisses de cette incroyable entreprise et d’en saisir, au rythme des travaux, ce que furent les espoirs, les difficultés, les angoisses et la détermination de ces résistants. Cet acte de résistance, ainsi que celui du Stalag Luft III de Sagan, en Pologne, d’où s’évadèrent, le 24 mars 1944, 76 aviateurs, inspira le film La Grande évasion de John Sturges.









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